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Catherine de Medici
Mother of King Henri III
Catherine's beloved husband, King Henri II, died when she was 40
years old, leaving her with four young sons and a daughter to raise. It is
said that she never wore anything but widow's weeds but this time on, except for the
three days when her children married.
Fille de Laurent II de Médicis, duc d'Urbino, et nièce du pape Clément VII, elle
devint un personnage politique dont le rôle fut essentiel au XVIe siècle.
elle n' était pas supposée être reine de France, étant mariée seulement au
deuxième fils de François I, un simple marchandage avec les médicis banquiers
qui fournissaient un énorme dot pour elle, en part pour l''eloigner de son
patrimoine, le duché d' Urbino. Mais, le fils ainé est mort et
son mari devient Henri II.
Éclipsée
par la favorite d'Henri II, Diane de
Poitiers, elle ne fut pas
délaissée par le roi, mais dut attendre d'exercer la régence à l'avènement de
Charles IX, pour montrer ses capacités à gouverner et son sens de l'état. La
mort de son mari, en 1559, fut le fondement de son pouvoir et sa justification.
Cette gravure date du 2e empire et est anachronistique: Catherine ne porta pas
le deuil du vivant de son mari, mais, cette image de la veuve lui est symbolique.
Image source: Ebay.
Dépourvue de tout fanatisme, elle chercha à mener une politique de conciliation
entre les catholiques et les protestants, et maintint pendant un quart
de siècle, dans une période très troublée par les guerres de Religion, l'unité
du royaume. Elle favorisa le mariage de sa fille Marguerite avec Henri de
Navarre.
D'une grande curiosité intellectuelle, elle avait réunie, dans son palais, des
peintures, des tapisseries, des sculptures, des émaux, des minéraux et toutes
sortes de curiosités. Très favorable à une politique artistique, elle poursuivit
la construction du Louvre, et commença celle des Tuileries. Ses plaisirs
préférés étaient ceux de la vie de famille, mais elle appréciait aussi les fêtes
mondaines, les bals, les tournois, les spectacles, notamment la comédie
italienne ; elle aimait la musique, le chant, la danse, les ballets, et
s'intéressait aux poètes, qu'elle protégea. Elle évoluait dans un milieu dissolu
mais cultivait la vertu. Épistolière douée, sa correspondance est abondante, et
des allusions aux portraits s'y rencontrent souvent.
Jeune, les ambassadeurs la décrivent petite, maigre, les traits sans finesse,
les yeux saillants. Lorsqu'elle fut plus âgée, ils se dirent frappés par son
teint olivâtre et son embonpoint, embonpoint auquel s'ajoutaient ses nombreuses
grossesses. Cela ne la privait pas des plaisirs de la chasse. Dès son arrivée en
France, son beau-père le roi François Ier l'emmena
traquer ours et sangliers avec ses intimes. Passionnée d'équitation, elle
pratiqua ce sport jusqu'à la soixantaine. Elle partageait la passion des chevaux
avec son fils Charles IX et avait une préférence marquée pour les coursiers
andalous. Elle aurait introduit, en France, le chevauchement en amazone.
Après la mort d'Henri II en 1559, la reine, âgée de quarante ans,
profondément
touchée, porta le deuil toute sa vie et resta vêtue de noir. Elle exclut, pour
elle, le luxe vestimentaire qu'elle affichait du vivant de son mari, et
s'habilla de robes de laine noire. À deux reprises, lors des mariages de Charles
IX et Henri III, elle arbora des robes de soie et de velours sombre. Elle joua
de ses vêtements de veuve comme d'un pouvoir. Elle se servit également de son
deuil pour ex
alter la mémoire du roi défunt. Dans son hôtel, sa demeure
personnelle, elle fit construire une colonne colossale dont la décoration
indiquait qu'il s'agissait d'un monument de piété conjugale. La douleur et la
fidélité de la reine y étaient symbolisées par un semis d'ornements en relief,
fleurs de lys, cornes d'abondance, miroirs brisés, lacs d'amours déchirés, C et
H entrelacés. Cette colonne, seul vestige de ce lieu, est appelée Colonne de
l'horoscope. La suite de tapisseries, L'Histoire de la reine Artémise,
dédiée à Catherine de Médicis, exalte aussi l'amour que la reine portait à son
époux défunt, l'éducation exemplaire qu'elle donnait à son fils et les
réalisations architecturales dont elle était l'initiatrice.
Cette personnalité que la reine cultivait est illustrée par le portrait exposé,
reproduit en peintures et miniatures ; Catherine de Médicis porte la coiffure de
deuil, le chaperon rigide aux bords arqués, avec une pointe s'avançant sur le
front, recouvert par un long voile tombant dans le dos, coiffure qu'elle mit à
la mode pour longtemps. François Clouet traduit avec un certain réalisme la
maturité de la reine. Son intelligence, son sens de l'autorité, sa fermeté,
transparaissent dans son regard, atténués cependant par une expression
méditative. À cette époque, elle avait écrit à sa fille la reine d'Espagne : "Recommandez-vous
bien à Dieu, car vous m'avez vue aussi contente comme vous ne pensant jamais
avoir autre tribulation que de n'être assez aimée à mon gré du roi votre père,
qui m'honorait plus que je ne méritais, mais je l'aimais tant que j'avais
toujours peur comme vous savez, et Dieu me l'a ôté."
Source
En effet, bien que très épris de Diane de Poitiers, Henri II appréciait les
dispositions de la reine pour l'amour conjugal, dont il disait : "Sur toutes les
femmes du monde, il n'en savait aucune qui la valut en cela".
Catherine aimait ses enfants passionnément. Dans ses lettres, elle écrit que
c'est "le principal intérêt" qu'elle a dans le monde. Elle nourrissait,
notamment à l'égard d'Henri III un amour aveugle. Pour qu'il ne s'éloigne pas,
elle toléra sous son règne une grande liberté de mœurs. L'attachement à sa
famille se manifesta jusque dans le grand mausolée qu'elle avait fait construire
à Saint-Denis ; la crypte renferma les corps du roi, de la reine et de huit de
leurs enfants. Seules la reine d'Espagne et la duchesse de Lorraine étaient
absentes.
Source

Un portrait de 1858: la reine noire consultant son astrologue.
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