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King Henri II
The father of King Henri III
Un
roi triste qui fut emprisonné pendant plusiers
années en Espagne, otage après la défaite de son père a Pavia. Sa mère
mourut pendant ce temps et cést peutêre pour trouver une vria mère qu''il
choisit Diane de Poitiers, son ainée de dix-huit ans comme maîtresse en tître.
Roi à vingt-huit ans,
il donna à sa maîtresse
Diane de Poitiers
un pouvoir considérable. Elle devint toute puissante. Sous son influence, Henri
II laissa se développer la puissance des Guise hostiles aux protestants.
L'historien Yvan Cloulas rapporte l'opinion des ambassadeurs
vénitiens sur le
physique du roi : "Henri a une haute stature. Il est fort bien proportionné. Il
a le teint mat, un beau front dégagé sousune chevelure noire, des yeux sombres
et brillants. Il porte la barbe en pointe, longue de deux doigts. Contarini
trouve cette physionomie agréable bien qu'à son goût le nez soit trop grand et
le dessin de la bouche ordinaire."
Brantôme, dans son Éloge d'Henri II, le dit "beau encore qu'il fut un peu
moricaud".
Ici, Clouet l'a représenté à trente-trois ans, en buste de trois quarts à
gauche, une expression de défiance dans le regard. Il est coiffé d'une toque ;
son vêtement au petit col rabattu et son collier sont
très légèrement esquissés.
Cela suffit pour suggérer le volume, l'ampleur du buste, et, par contraste,
mettre en valeur le visage très élaboré. Celui-ci aux contours précis (yeux, nez,
oreille) offre une carnation à la sanguine, avec des hachures parallèles à la
pierre noire, les deux crayons étant estompés par endroits, et parfois
superposés pour créer des zones d'ombres et suggérer le modelé. Des traits fins
et appuyés se distinguent sur l'ensemble de la chevelure et de la barbe. La
clarté de la perle en pendant d'oreille accentue celle des prunelles et attire
l'attention sur le début du cou qui dégage le visage allongé et l'équilibre en
largeur. La lumière suggère les volumes et des effets subtils soulignent le
léger gonflement des paupières inférieures. Le toquet plat, ceinturé d'une ganse,
laisse voir l'extrémité bombé du front et la chevelure au-dessus de l'oreille,
contribuant, en allongeant le visage, à donner un peu plus d'aisance à
l'attitude du roi engoncé dans ses vêtements.
La comparaison avec
Charles IX permet
de saisir comment quelques détails vestimentaires situent le personnage dans
l'espace de la feuille et accentuent l'impression d'âge mûr ou de jeunesse. Le
roi, l'air un peu las, regarde avec hauteur, d'un air avisé et un brin sceptique
le spectateur. Ce dessin a servi pour deux peintures, un portrait en buste et un
portrait équestre.
Source
A later portrait with a pierced left ear - both of the king's ears were
pierced. It is tricky to discern which ears are pierced in oil
portraits - sometimes they were reproduced via camera oscura, thus the
image is flipped. The above portraits are crayon, and likely
originals.
En comparant les deux dessins au
crayon, on peut sásssurer que le roi avait les deux oreilles percées.
Lors
d'un tournoi organisé pour les fêtes du mariage de sa fille Elisabeth de France
avec Philippe II, roi d'Espagne, le roi de France
qui arborait les couleurs
blanche et noire de Diane de Poitiers, et qui avait rompu déjà plusieurs lances,
voulut finir sur un coup d'éclat. Il ordonna à son capitaine des gardes
écossaises, Gabriel de Montgoméry, de courir contre lui, et fut mortellement
blessé d'un coup de lance au front et à l'œil.
Il semble que le célèbre Michel de Nostradamus, médecin, astrologue et conseiller du roi,
avait, dans un quatrain, prédit cette fin. De même, l'observation des
conjonctions astrales, auxquelles on attachait une grande importance, laissait
prévoir une blessure mortelle à la tête.
Son
masque de mort, avec une grande barbe, preuve que les hommes du temps se
rasaient peu sauf pour des portraits d'apparat.
Ses portraits sur un double Henri d' or et sur un teston sont semblables aux
autres à part la barbe plus longue . A noter sur la troisième pièce - la devise
de Diane de Poitiers - la lune croissante.
  
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